Quand faire réaliser un D.P.E. ?
Depuis novembre 2006 et juillet 2007, le D.P.E. est obligatoire, pour les ventes d’une part, et les locations et bâtiments neufs, d’autre part. Ces obligations relèvent du code de la construction et de l’habitation (art. L134 1 à 5, R134 1 à 5, arrêté du 15/09/2006…) où le D.P.E. répond à un modèle législatif : D.P.E. vente, D.P.E. locatif ou D.P.E. neuf.
Toutefois, lors d’un projet d’amélioration d’habitat, un particulier peut, dans le cadre une démarche volontaire, faire réaliser un D.P.E., afin d’appréhender le comportement de son habitation et d’engager efficacement une rénovation thermique.
Cette étude plus approfondie en concertation avec les propriétaires peut ouvrir des droits au crédit d’impôts s’il est fait par un professionnel certifié et assuré.
Qui peut réaliser un D.P.E. ?
Le D.P.E. doit absolument être réalisé, en toute honnêteté, par un diagnostiqueur certifié et neutre de toute enseigne commerciale (sans lien avec un quelconque établissement de vente et/ou installation de matériaux et/ou équipements, artisans).
Dans tous les cas, avant une intervention, demandez-lui sa certification (AFAQ, certificated, ITGA…), c’est le gage de sa compétence, voire s’il a signé la chartre de déontologie (liste des signataires sur www.pacte-deontologie.fr).
Comment ça marche ?
Votre habitation est construite à partir de matériaux (fondations, toiture, murs, ouvrants…), auxquels sont ajoutés des isolants pour faire face aux déperditions et est équipée de moyens de production de chaleur (chauffage, eau chaude…).
Le diagnostiqueur mesure les surfaces en contact avec l’extérieur, c’est-à-dire, celles générant des déperditions énergétiques. Il distingue les différentes natures et compositions des murs (matériaux, isolants, épaisseurs…), celles des surfaces vitrées et leur exposition, les types de menuiseries et de vitrage, avec ou sans volets. Il caractérise les plafonds (sous rampants, sous solives bois…) et planchers (béton, bois, sur terre plein, vide sanitaire…).
Enfin, il documente les équipements de chauffage et d’eau chaude sanitaire en fonction du type d’énergie employée, de leur vétusté, ainsi que ceux fonctionnant à énergies renouvelables.
Au cours du D.P.E., toutes ces informations relevées sont transcrites dans un logiciel d’analyse thermique, alors à même d’estimer l’état énergétique global du bâtiment (étiquettes énergie et CO2 accompagnées de la facture d’énergie théorique.
A partir de ce constat de déperditions, le diagnostiqueur propose des axes d’amélioration de la maison. Il simule ces rénovations et calcule le potentiel d’économies correspondantes (en €, en kWh/ (m².an) et en CO2). En face de chacune de ces améliorations, le particulier pourra faire établir des devis et choisir les travaux les plus rentables, tant pour la planète que pour son budget.
Enfin gardons à l’esprit que dans un temps finalement assez court, les maisons devront atteindre les 50 kWh/(m².an), alors que la moyenne actuelle est supérieure à 330 kWh/(m².an) : notre planète est en danger ! Soyons consomm’acteurs !
L’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas !
En isolant d’abord le toit, puis les murs, on traite les déperditions de chaleur les plus importantes (respectivement 30% et 20%).
Isolation par l’extérieur
C’est la solution idéale pour les bâtiments d’après la seconde guerre mondiale, en règle générale construits avec des matériaux « artificiels »(agglos de ciment ou « parpaings »).
Elle permet de :
• mieux isoler en éliminant également les ponts thermiques
• protéger globalement la structure du bâtiment
• ne pas diminuer la surface intérieure de l’habitation.
Enfin, si vous devez faire un ravalement de façade, il est judicieux d’en profiter pour faire réaliser une isolation par l’extérieur.
Isolation par l’intérieur
• Elle ne modifie pas l’aspect extérieur si l’on désire préserver une façade en pierres de taille ou avec un certain cachet.
• Elle nécessite des travaux directe-ment dans l’espace intérieur du logement en rapportant de l’isolant sur le mur existant côté intérieur.
• Elle ne traite que difficilement les ponts thermiques.
Ouate de cellulose, chanvre, fibre de bois, laine de mouton, liège, lin …Demandez aux professionnels de vous fournir des éléments de comparaison (capacité d’isolation thermique et phonique, coût) en fonction des usages prévus (toit, murs).
Attention à l’humidité dans les murs !
Il est indispensable de résoudre les problèmes d’humidité avant d’isoler ou de renforcer une isolation existante.
Attention à ne pas emprisonner l’humidité dans vos murs ou parois. Ils doivent pouvoir respirer.
Quelques pistes :
• Drainer autour de la maison
• Enlever les crépis béton
• Utiliser des matériaux capables de réguler l’humidité.
Après avoir isolé toiture/plafond et murs, la deuxième priorité, c’est les ouvertures (portes et fenêtres). Choisissez plutôt le double Vitrage à Isolation Renforcée – VIR.
Dans certains cas, une fenêtre peut aussi être remplacée par un châssis fixe. C’est moins cher.
L’efficacité d’une ouverture dépend également de la qualité de son châssis ainsi que de la manière dont celui-ci est monté dans le bâti.
Une notion technique à connaître : la performance des parois vitrées se mesure par son coefficient de transmission thermique U. Plus U est faible, meilleure sera l’isolation de la paroi vitrée.
Evitez le PVC ; il est polluant tant lors de sa production qu’en fin de vie. Il dégage aussi en permanence des composants volatils néfastes pour la santé. Sans parler des fumées très toxiques qu’il dégage au feu ! Préférez le bois ou le bois / alu.
Avant de remplacer votre équipement :
Remplacer l’équipement ?
Si votre chaudière à fuel ou gaz est ancienne, il faut sans doute y penser.
Pour faire votre choix entre les différents systèmes, faites appel aux conseils de professionnels. Ils sauront vous aider à choisir entre les différents systèmes (poêle à bois, chaudières basse température, chaudières à condensation, chaudière à bois, …) en fonction de vos préférences personnelles et des caractéristiques de votre habitation (orientation, présence d’un réseau de conduits existants, capacité de stockage du combustible tel que les granulés de bois ou le bois déchiqueté).